Conférence de fin d'année vendredi 24 novembre 19h30: Le circaète - chasseur de vipères

Lionel MaumaryMigrateur au long cours, le Circaète Jean-le-Blanc est un nicheur très rare dans nos contrées. Cet estivant régulier suit un régime alimentaire particulièrement surprenant. En effet, il se nourrit exclusivement de reptiles, et, cas rare chez les rapaces, spécifiquement de serpents. En vol stationnaire, semblant suspendu à un fil invisible, ce grand oiseau blanc est d'ailleurs capable de repérer une proie immobile à 400 m. Une efficacité aussi redoutable qu'essentielle, puisqu'un couple doit capturer plusieurs centaines de serpents pour se nourrir et élever son unique jeune durant son séjour sous nos latitudes, entre mars et octobre.

Venez en apprendre davantage sur le régime alimentaire et d'autres aspects de la vie de ce magnifique oiseau lors de notre conférence de fin d'année, en compagnie d’ornithologue Lionel Maumary. Sa passion pour les oiseaux se révèle à l’âge de 6 ans, quand il parvient à apprivoiser un rougegorge. Observateur infatigable de l’avifaune, il a vu près de 350 espèces d’oiseaux en Suisse. Il est d’ailleurs l’initiateur de l'ouvrage « Les Oiseaux de Suisse », véritable somme sur l'avifaune suisse, dont il a écrit les textes et réalisé une part importante des photos.

A l'issue de la présentation, nous vous invitons à partager un apéro, offert par Le Rougegorge.

Lieu: salle PC à Fortunau/Ayent. La salle PC de Fortunau se trouve sous le grand parking du CO, Rte de Rawil (bifurcation à la sortie de St Romain). Il y a un escalier en bordure de la route qui donne directement accès à la salle de conférence.

Un projet paneuropéen de sciences participatives étudiant la migration du papillon Vulcain

vulcain2gd1Avec ses ailes noires garnies de bandes rouges et de taches blanches, le Vulcain est très caractéristique et ne peut être confondu avec d’autres papillons diurnes. Ce papillon migrateur colonise l’Europe centrale et l’Europe du Nord chaque année depuis le sud. En automne, c’est la génération alors engendrée par ces arrivées printanières qui migre en direction du sud.

Le groupe de recherche «Migration et Écologie des Insectes» à l’Université de Berne a lancé un projet visant à mieux comprendre les mouvements et l’occurrence du Vulcain à l’échelle continentale, à l’aide de la science participative. Le projet unit maintenant l’effort exceptionnel de milliers de naturalistes au travers de l’Europe.

En Suisse, la collaboration est établie à travers le Centre Suisse de Cartographie de la Faune, qui aussi vérifie et stocke les observations de papillons signalées sur ornitho.ch - Plus d’informations sur le projet ici

Chaque observation est précieuse! Merci d’avance d’y participer!

Marco Thoma, Group de recherche « Migration et Écologie des Insectes », Université de Berne

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L'illusion du rougegorge

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LA MINUTE NATURE avec Julien Perrot, le rédacteur en chef de La Salamandre, vous donne rendez-vous avec un magicien, le rougegorge. En effet, vous croyez le voir toute l'année mais cet oiseau malicieux est un illusionniste hors pair! Et il a plus d'un autre tour dans son sac.

Allez-y visionner ce magnifique film...  L'illusion du rougegorge

La Salamandre et son site Web

Le bunias d'Orient - Que faire pour empêcher sa dissémination ?

Bunias orientalisNe le cherchez pas, il est partout autour de vous : le bunias d'Orient fleurit à tout va et se multiplie gaiement ! Bunias orientalis est une espèce herbacée pérenne de la famille des Brassicacées, aux fleurs jaune vif à 4 pétales. Pouvant mesurer plus d'un mètre de haut, elle se reconnaît notamment au long lobe terminal triangulaire de ses grandes feuilles basales. D'origine sud-est européenne, elle figure sur la liste des néophytes envahissantes depuis l'an dernier. Avec une préférence pour les milieux chauds et riches en nutriments, le bunias s'implante dans les endroits rudéraux, tels les bords de routes et de cours d'eau, et peut même envahir les prairies. Outre les conséquences préjudiciables de sa présence pour l'agriculture, son attractivité vis-à-vis des insectes à la recherche de nectar prétérite la pollinisation des espèces indigènes.

Que faire pour empêcher sa dissémination ? Les mesures préventives sont les plus efficaces : éviter les perturbations anthropiques qui évincent la flore en place, que le bunias supplantera. En outre, le transport de foin ou de terre contenant des graines ou des racines doit être banni. Et en raison de sa grande capacité de régénération, la fauche peut encore renforcer sa prédominance. Aucune méthode de lutte fiable n'a pour l'heure été proposée. Reste l'huile de coude : la déraciner sans relâche avant la formation des graines, en prenant garde à retirer l'entièreté de la plante et à éliminer adéquatement le matériel végétal.

Feuille d'information Bunias orientalis

Le bonheur était dans le pré

Tarier des prs 05 002Ayant largement déserté les plaines en raison de la culture intensive des prairies, le Tarier des prés colonise aujourd'hui encore les prairies de fauche extensives des régions montagneuses. Le recul de l’espèce s’est produit surtout entre les années 1970 et 1990 jusqu’à une quasi-disparition du Plateau; un net recul est également observé dans les Alpes septentrionales et centrales. S'accordant à merveille dans l'infinie palette de couleurs de la prairie fleurie, le plastron orange encadré de moustaches blanches du Tarier des prés est plus difficile à repérer que la jolie strophe ventriloque qu'il lance depuis la tige d'une ombellifère.

Cet oiseau emblématique des prés extensifs qui se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées, niche au sol dans une touffe d'herbe. Mais la modernisation de l'agriculture est la principale cause de sa régression: dans bien des endroits, son milieu vital a été transformé en cultures intensives. Dans le passé, les prés n'étaient pas fauchés avant mi-juin, après l'envol des jeunes tariers. Aujourd'hui, la fenaison a souvent déjà lieu en mai, et beaucoup de nids, construits au sol, sont alors détruits. Pour celui qui devine le drame qui guette sa nichée, son chant joyeux, une succession de gazouillis brefs, s'assimile plutôt à un appel à l'aide.

Sources : Programme de conservation des oiseaux en Suisse; Station ornithologique suisse, ASPO/BirdLife Suisse et l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).
Le bonheur était dans le pré ; Film de T. Wütherich, Salamandre films

Ne déplacez pas les oisillons à terre !

page 2017 170419 MM Rotkehlchen Varesvuo Markus w990 h6411Phénomène naturel et fréquent, les jeunes oiseaux abandonnent le nid familial avant même de voler correctement. Une fois hors du nid, les parents savent encore les trouver pour les nourrir. La Station ornithologique de Sempach recommande donc de laisser les oisillons sur place.

Abandonnés seulement en apparence

Un oisillon qui a l’air abandonné et livré à lui-même ne l’est souvent qu’en apparence. Même hors du nid, les parents continuent à s’occuper de leurs petits et à les nourrir. C’est pourquoi nous conseillons de tout simplement laisser les jeunes oiseaux là où ils sont ! « Nous pouvons certes élever les oisillons mais nous ne pouvons pas leur transmettre tout ce qu’ils apprendraient de leurs parents » assure Vreni Mattmann, du centre de soins de la Station ornithologique suisse, en ajoutant « Et en captivité, leurs chances de survie sont tout de même diminuées ».

Quand faut-il intervenir ?

En principe, la Station ornithologique recommande de laisser les jeunes oiseaux sur place. Il ne faut intervenir que lorsqu’un oisillon se trouve face à un danger imminent : si un jeune merle p. ex. est posé sur la chaussée, on pourra le transporter, même à mains nues, dans le buisson le plus proche. Les parents continueront à le nourrir.

Lorsqu’un oisillon est blessé, ou si ses parents ne se sont pas occupés de lui pendant au moins une heure, il vaut alors mieux l’amener au centre de soins le plus proche. La Station ornithologique communique volontiers les adresses utiles.

Que faire ?
Les oiseaux blessés ou malades et les oisillons de toute évidence abandonnés doivent être pris en charge par des spécialistes ! La Station ornithologique suisse a son propre centre de soins, joignable au 041 462 97 00 et accessible sans préavis les Lu-Ve de 8h à 12h et de 13h30 à 17h. Un service d’urgence est organisé le week-end et les jours fériés.

Vogelwarte Sempach

Centre de soin VD

Photo: Ce jeune rougegorge familier n’est pas encore indépendant et même hors du nid, ses parents continuent à s’occuper de lui.
photo © Markus Varesvuo

Volontariat scientifique au Mont-Blanc : Nouvelle approche de la science participative

Le Rougegorge a été invité par CREA Mont-Blanc à participer à un projet de science participative.

CREA Mont-Blanc est un Centre de Recherche sur les Ecosystèmes d’Altitude, un centre de recherche en écologie spécialisé dans l’étude des milieux montagnards.

Le temps d’une semaine, les volontaires participeront aux activités de recherches sur la faune et flore. Les données collectées seront ajoutées à l’Atlas du Mont-Blanc, vaste programme pluridisciplinaire transfrontalier (France, Suisse, Italie) de suivi de la biodiversité.

Dates : 18-23 juin, 25-30 juin et 16-21 juillet 2017

En cas d’intérêt, annoncez-vous directement à Bruno Cubizolle, Centre de Recherches sur les Écosystèmes d'Altitude (CRÉA Mont-Blanc) ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Tél. : +33 (0)7 71 76 84 64

CREA Mont-Blanc

Atlas Mont-Blanc