La conservation du martinet noir en ville de Sion - un projet de science participative

141209 nabu mauerseglerschwarm keta Le martinet noir (Apus apus) passe presque toute sa vie dans le ciel. Par ses cris stridents, il annonce le retour des beaux jours. Et ses rondes bruyantes dans les vieux quartiers nous rappellent les longues soirées estivales… Mais, ce magnifique volatile a désormais rejoint la trop longue Liste Rouge des oiseaux nicheurs de Suisse qui répertorie les espèces avicoles menacées de disparition.

Le martinet noir accompagne l’homme depuis des millénaires, ayant fait des bâtiments le milieu de substitution des falaises où il nichait autrefois. Toutefois, de nombreuses cavités, niches, fentes et fissures propices à la nidification disparaissent au fil des rénovations. Cette perte de sites de nidification a entrainé le recul des effectifs nicheurs du martinet noir observé ces dernières décennies.

L’objectif du projet de conservation du martinet noir en ville de Sion est de sensibiliser et informer les professionnels de la construction, architectes, propriétaires et maîtres d’ouvrage des exigences du martinet noir afin d’inverser la tendance actuelle de la diminution de ses effectifs. Les bases légales, les directives du Programme de Conservation des Oiseaux de l’Office Fédéral de l’Environnement  ainsi que le Concept pour la Sauvegarde des Oiseaux en Valais édité par le Canton, ont d’ores et déjà été élaborés. Les mettre en œuvre au niveau local assurerait la survie à long terme de cette magnifique espèce.

Comment y participer ? Le recensement des sites de nidification est primordial. A partir du mois de juin, une sortie par semaine sera organisée dans le but de répertorier les martinets - les détails concernant le lieu de rencontre, le jour et l’heure suivront. En dehors de ces sorties vous pouvez annoncer vos observations par e-mail à Juan Martinez Soriano, responsable du projet : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Chaque observation d’un site de nidification est précieuse!

Merci d’avance pour votre participation !

Photo: NABU

 

Le bonheur était dans le pré

Tarier des prs 05 002Ayant largement déserté les plaines en raison de la culture intensive des prairies, le Tarier des prés colonise aujourd'hui encore les prairies de fauche extensives des régions montagneuses. Le recul de l’espèce s’est produit surtout entre les années 1970 et 1990 jusqu’à une quasi-disparition du Plateau; un net recul est également observé dans les Alpes septentrionales et centrales. S'accordant à merveille dans l'infinie palette de couleurs de la prairie fleurie, le plastron orange encadré de moustaches blanches du Tarier des prés est plus difficile à repérer que la jolie strophe ventriloque qu'il lance depuis la tige d'une ombellifère.

Cet oiseau emblématique des prés extensifs qui se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées, niche au sol dans une touffe d'herbe. Mais la modernisation de l'agriculture est la principale cause de sa régression: dans bien des endroits, son milieu vital a été transformé en cultures intensives. Dans le passé, les prés n'étaient pas fauchés avant mi-juin, après l'envol des jeunes tariers. Aujourd'hui, la fenaison a souvent déjà lieu en mai, et beaucoup de nids, construits au sol, sont alors détruits. Pour celui qui devine le drame qui guette sa nichée, son chant joyeux, une succession de gazouillis brefs, s'assimile plutôt à un appel à l'aide.

Sources : Programme de conservation des oiseaux en Suisse; Station ornithologique suisse, ASPO/BirdLife Suisse et l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).
Le bonheur était dans le pré ; Film de T. Wütherich, Salamandre films

Ne déplacez pas les oisillons à terre !

page 2017 170419 MM Rotkehlchen Varesvuo Markus w990 h6411Phénomène naturel et fréquent, les jeunes oiseaux abandonnent le nid familial avant même de voler correctement. Une fois hors du nid, les parents savent encore les trouver pour les nourrir. La Station ornithologique de Sempach recommande donc de laisser les oisillons sur place.

Abandonnés seulement en apparence

Un oisillon qui a l’air abandonné et livré à lui-même ne l’est souvent qu’en apparence. Même hors du nid, les parents continuent à s’occuper de leurs petits et à les nourrir. C’est pourquoi nous conseillons de tout simplement laisser les jeunes oiseaux là où ils sont ! « Nous pouvons certes élever les oisillons mais nous ne pouvons pas leur transmettre tout ce qu’ils apprendraient de leurs parents » assure Vreni Mattmann, du centre de soins de la Station ornithologique suisse, en ajoutant « Et en captivité, leurs chances de survie sont tout de même diminuées ».

Quand faut-il intervenir ?

En principe, la Station ornithologique recommande de laisser les jeunes oiseaux sur place. Il ne faut intervenir que lorsqu’un oisillon se trouve face à un danger imminent : si un jeune merle p. ex. est posé sur la chaussée, on pourra le transporter, même à mains nues, dans le buisson le plus proche. Les parents continueront à le nourrir.

Lorsqu’un oisillon est blessé, ou si ses parents ne se sont pas occupés de lui pendant au moins une heure, il vaut alors mieux l’amener au centre de soins le plus proche. La Station ornithologique communique volontiers les adresses utiles.

Que faire ?
Les oiseaux blessés ou malades et les oisillons de toute évidence abandonnés doivent être pris en charge par des spécialistes ! La Station ornithologique suisse a son propre centre de soins, joignable au 041 462 97 00 et accessible sans préavis les Lu-Ve de 8h à 12h et de 13h30 à 17h. Un service d’urgence est organisé le week-end et les jours fériés.

Vogelwarte Sempach

Centre de soin VD

Photo: Ce jeune rougegorge familier n’est pas encore indépendant et même hors du nid, ses parents continuent à s’occuper de lui.
photo © Markus Varesvuo

Petit-duc scops

petit duc scopsLe 22 septembre 2015, Jean-Nicolas Pradervand, collaborateur à l’Antenne valaisanne de la Station ornithologique suisse, donnait une introduction aux élèves du CO de St-Romain concernant le Petit-duc scops.

Ces mêmes élèves ont construit durant le semestre d’hiver 2015/2016 une vingtaine de nichoirs pour ces hiboux migrateurs selon des plans spécifiques fournis par la Station ornithologique suisse. Le matériel pour les nichoirs est pris en charge par la Station ornithologique.

En mars 2016, les nichoirs ont été mis en place à divers endroits bien déterminés sur la commune d’Ayent, en présence des élèves de l’école primaire (7H).

En printemps 2016, dès le retour des Petit-duc scops sur l’Adret, une petite excursion vespérale est prévue afin de pouvoir faire découvrir le chant flûté aux élèves...

Photo: Raphaël Arlettaz

La Pioute sur la Liste rouge

 Une avifaune exceptionnelle à nos portes

Le 19 février 2016 l’association Le Rougegorge avait le grand plaisir d’accueillir Bertrand Posse, ornithologue à l’Antenne valaisanne de la Station ornithologique suisse, pour une conférence sur les «Actions de sauvegarde des oiseaux en Valais».

Grâce à son climat continental, le Valais abrite une faune et flore très riches, occupant ainsi une place particulière au niveau national. Le nombre d’oiseaux nicheurs dans notre canton est extraordinaire : 164 espèces y ont été recensées, soit trois quart des espèces existant en Suisse. Cependant, 9 d'entre elles n'y nichent plus et bien d'autres sont menacées de disparition. Et les raisons pour la baisse des effectifs sont multiples, notamment : la destruction des habitats par extension des zones bâties, la modification de l’usage des territoires par l’agri- et sylviculture et le tourisme.

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Programme de conservation des oiseaux en Suisse

Début 2003, BirdLife Suisse et la Station ornithologique suisse, avec le soutien de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), lançaient le "Programme de conservation des oiseaux en Suisse". Ce programme a pour but la mise en oeuvre de mesures de conservation spécifiques pour 50 espèces dont la protection a été jugée prioritaire par les deux associations. Des projets ont déjà été initiés pour plus de 20 espèces.

Vous trouverez les détails sur le programme et les fiches/informations sur les 50 espèces prioritaires sous: www.conservation-oiseaux.ch

 

 

Nos Oiseaux - depuis 1913

Nos Oiseaux œuvre depuis 1913 pour l'étude et la protection des oiseaux en Suisse romande. Elle ne reçoit aucune subvention officielle et vit de cotisations, dons et legs de ses membres. Par sa revue trimestrielle et ses activités sur le terrain, Nos Oiseaux a notamment pour tâche la formation du plus grand nombre à l'ornithologie, en particulier les jeunes observateurs réunis en son Groupe des Jeunes. La Centrale ornithologique romande, qu'elle accueille en son sein, récolte les observations d'oiseaux en Suisse romande, en collaboration avec la Station ornithologique suisse, et publie une feuille de liaison électronique Vos Oiseaux.

 

 

Nouvelle Liste rouge des oiseaux nicheurs d’Europe montre la responsabilité de la Suisse

Des 200 espèces d’oiseaux nicheurs en Suisse, plus de la moitié sont potentiellement ou effectivement en danger. Comme le montre la nouvelle Liste des oiseaux nicheurs d’Europe, 14 espèces nicheuses en Suisse sont menacées au niveau européen. L’ASPO/BirdLife Suisse et la Station ornithologique suisse, qui a livré les données helvétiques pour la liste rouge européenne, souhaitent renforcer leurs actions pour venir en aide aux espèces comme le vanneau huppé et à d’autres espèces menacées au niveau européen.

Communiqué de l’ASPO/BirdLife Suisse et de la Station ornithologique Suisse du 3 juin 2015

Pour plus d'informations voir... www.birdlife.ch

Un jardin pour les oiseaux

Il y a de nombreuses possibilités de rendre les jardins attractifs pour les oiseaux, d’autres animaux sauvages ainsi que pour les plantes indigènes. Beaucoup d’espèces s'accommodent du voisinage de l’homme dans les villes et les villages pour autant qu’on leur offre des habitats adéquats. Aidons-les ! Le dossier suivant, développé par l'ASPO et la station ornithologique de Sempach, contient des conseils pratiques d’aménagements favorables aux oiseaux.

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10e anniversaire de la base de données online ornitho.ch

Déjà dix ans et on ne saurait plus s’en passer : La plateforme online ornitho.ch permet aux amateurs d’oiseaux du pays entier de communiquer leurs observations. Un projet suisse à succès, qui s’exporte bien. « Ornitho » a ainsi été adopté par la science citoyenne ornithologique dans 13 pays européens et enregistre à ce jour un total de plus de 120 millions d’observations. Cet outil permet de détecter rapidement les changements dans le monde ailé – une base irremplaçable pour la protection des oiseaux.

Lire la suite ... Vogelwarte Sempach et ORNITHO.CH

Oisillons - Hors du nid mais pas abandonnés

Phénomène naturel et fréquent, les jeunes oiseaux abandonnent le nid familial avant même de voler correctement. Une fois hors du nid, les parents savent encore les trouver pour les nourrir. La Station ornithologique de Sempach recommande donc de laisser les oisillons sur place. Un oisillon a les meilleures chances de survie quand ses parents le nourrissent et s’occupent de lui. Voici donc la règle d’or: laissez les oisillons là où ils sont ! Il est très rare qu’ils soient vraiment abandonnés. Quand doit-on intervenir ?

Pour plus d'informations veuillez lire le document pdf ci-joint ...Oisillons -Que faire ?