2019: UN GYPAÈTE A PRIS SON ENVOL À AYENT!

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Magnifique, un couple a donné naissance à un jeune sur les hauts de la région.

La nouvelle est réjouissante: le Gypaète barbu a niché avec succès sur le territoire d'Ayent, une première depuis sa réintroduction dans l’arc alpin ! En effet, à la mi-juillet, un jeune a été repéré dans son nid puis, 3 jours plus tard, dans ses alentours et en vol. Cette découverte résulte d’un heureux concours de circonstances. Durant une promenade dans la combe d’Arbaz, un groupe de vacanciers belges s’était arrêté devant le nouveau panneau « Chemin des papillons » faisant face au bunker du WSL/SLF. Au détour d’une discussion à propos des papillons et orchidées, on leur suggère également de ne pas oublier de lever les yeux au ciel de temps à autre, histoire de ne pas louper le gypaète.

C’est alors qu’ils relatent avoir observé plusieurs individus quelques jours plus tôt lors d’une randonnée dans la région. Rendus attentifs à la présence de cette majestueuse espèce par le panneau « Gypaète » installé au Pas de Maimbré, ils ont de fait remarqué deux adultes qui effectuaient d’incessants allers et retours, ainsi qu’un autre individu « noir » qui entraînait ses ailes dans son aire…

Information rapidement vérifiée dans les jours qui suivirent puisque le nid de même que le jeune gypaète (posé dans un pierrier à proximité de son lieu de naissance) ont été mis au jour. Peu après, les parents sont aussi apparus pour inciter le jeune volatile à les rejoindre dans les airs. La découverte a été signalée au responsable du «Réseau Gypaète Suisse occidentale» le jour même. Le couple, sédentaire dans la région depuis trois ans environ a bien caché son jeu, puisqu’il fréquentait régulièrement des secteurs quelques peu éloignés du site de nidification actuel. 

Le jeune passera ses premiers mois dans sa région d’origine, accompagné par ses géniteurs. Puis, à l’automne, dès que ceux-ci recommenceront à recharger l’aire (c’est-à-dire à préparer un nouveau nid), il devra les quitter. Jusqu'à l'âge de 4 à 5 ans, le jeune gypaète entreprendra ensuite un long voyage à caractère initiatique à travers les Alpes. Une fois son périple achevé, peu avant sa maturité sexuelle, aux alentours des 6 ans, il commencera à se sédentariser, former un couple et construire une aire. Et peut-être aurons-nous encore la chance de voir sa descendance tournoyer au-dessus de nos têtes! Après « Anzère » en 2016, l’association « Le Rougegorge » deviendra cette année la marraine privilégiée de « Tseuzier ». Un parrainage de gypaète rendu possible grâce à un donateur privé, qu’il en soit ici remercié.

L'AGACHE - MENSUEL REGIONAL de Arbaz-Grimisuat-Ayent