Le bonheur était dans le pré

Tarier des prs 05 002Ayant largement déserté les plaines en raison de la culture intensive des prairies, le Tarier des prés colonise aujourd'hui encore les prairies de fauche extensives des régions montagneuses. Le recul de l’espèce s’est produit surtout entre les années 1970 et 1990 jusqu’à une quasi-disparition du Plateau; un net recul est également observé dans les Alpes septentrionales et centrales. S'accordant à merveille dans l'infinie palette de couleurs de la prairie fleurie, le plastron orange encadré de moustaches blanches du Tarier des prés est plus difficile à repérer que la jolie strophe ventriloque qu'il lance depuis la tige d'une ombellifère.

Cet oiseau emblématique des prés extensifs qui se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées, niche au sol dans une touffe d'herbe. Mais la modernisation de l'agriculture est la principale cause de sa régression: dans bien des endroits, son milieu vital a été transformé en cultures intensives. Dans le passé, les prés n'étaient pas fauchés avant mi-juin, après l'envol des jeunes tariers. Aujourd'hui, la fenaison a souvent déjà lieu en mai, et beaucoup de nids, construits au sol, sont alors détruits. Pour celui qui devine le drame qui guette sa nichée, son chant joyeux, une succession de gazouillis brefs, s'assimile plutôt à un appel à l'aide.

Mieux vaut faucher tard que tôt

Sources : Programme de conservation des oiseaux en Suisse; Station ornithologique suisse, ASPO/BirdLife Suisse et l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Le bonheur était dans le pré ; Film de T. Wütherich, Salamandre films

ACTION OISEAUX DE NOS JARDINS : DES CHIFFRES QUI INTERPELLENT

JO SDG birdlifeCommuniqué de presse de BirdLife Suisse du 16 mai 2018

Plus de 35’000 oiseaux de 127 espèces ont été recensés cette année lors de l’action « Oiseaux de nos jardins » de BirdLife Suisse. Des observations ont été faites dans 1159 jardins dans toute la Suisse. Les résultats montrent qu’un nombre nettement plus élevé d’oiseaux ont été dénombrés dans les jardins aménagés naturellement. Toutefois, la moyenne des oiseaux observés par jardin est en baisse. Ce résultat interpelle.

Les agglomérations, et en particulier les jardins et les parcs, offrent un habitat à de nombreux oiseaux. Aujourd’hui, on trouve généralement plus d’oiseaux en milieu construit qu’en milieu agricole. Mais le nombre des oiseaux et la diversité des espèces diminuent aussi dans les villes et les villages et des espèces autrefois très communes comme le moineau domestique ou l’étourneau sansonnet deviennent de moins en moins fréquents. Chacun peut contribuer à stopper cette évolution négative. 

Moins d’oiseaux par jardin 

Le déclin insidieux de l’avifaune semble maintenant aussi se traduire à travers l’action « Oiseaux de nos jardins ». Chaque année, le premier week-end de mai, la population est invitée à compter pendant une heure les oiseaux dans son jardin. 1159 personnes ont participé cette année et annoncé 35’399 oiseaux de 127 espèces. Les résultats le montrent : le nombre d’espèces et d’individus annoncés par jardin diminue continuellement depuis le premier comptage en 2015. En 2015, il y avait encore 11,6 espèces par jardin, depuis le chiffre a baissé presque en continu pour atteindre 10,4 espèces. Le nombre d’oiseaux dénombrés par jardin a baissé de 36 à 30,5.

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Coucou où es-tu ?

page 2018 MM180426 Kuckuck Richter Oliver w990 h660

Dans la coulisse sonore dans nos campagnes, l’appel du coucou gris est un son de plus en plus rare. Le nouvel atlas des oiseaux nicheurs 2013-2016 de la Station ornithologique suisse, à paraître à la fin de l’année, confirme que dans les régions de basse altitude, le déclin de l’emblématique oiseau n’a pas cessé depuis les années 1980.

En amateur invétéré de chenilles poilues, le coucou souffre de la raréfaction générale des papillons et autres insectes, attribuée à l’appauvrissement du paysage et aux insecticides.

Lire la suite du Communiqué de presse de la station ornithologique Suisse à Sempach. – Coucou où es-tu ?

Photo ci-dessus de Oliver Richter© : un oisillon de coucou deux fois plus gros que ses parents adoptifs ! Ici, une rousserolle effarvatte, un hôte fréquent du coucou gris en Suisse.

Ne déplacez pas les oisillons à terre !

page 2017 170419 MM Rotkehlchen Varesvuo Markus w990 h6411Phénomène naturel et fréquent, les jeunes oiseaux abandonnent le nid familial avant même de voler correctement. Une fois hors du nid, les parents savent encore les trouver pour les nourrir. La Station ornithologique de Sempach recommande donc de laisser les oisillons sur place.

Abandonnés seulement en apparence

Un oisillon qui a l’air abandonné et livré à lui-même ne l’est souvent qu’en apparence. Même hors du nid, les parents continuent à s’occuper de leurs petits et à les nourrir. C’est pourquoi nous conseillons de tout simplement laisser les jeunes oiseaux là où ils sont ! « Nous pouvons certes élever les oisillons mais nous ne pouvons pas leur transmettre tout ce qu’ils apprendraient de leurs parents » assure Vreni Mattmann, du centre de soins de la Station ornithologique suisse, en ajoutant « Et en captivité, leurs chances de survie sont tout de même diminuées ».

Quand faut-il intervenir ?

En principe, la Station ornithologique recommande de laisser les jeunes oiseaux sur place. Il ne faut intervenir que lorsqu’un oisillon se trouve face à un danger imminent : si un jeune merle p. ex. est posé sur la chaussée, on pourra le transporter, même à mains nues, dans le buisson le plus proche. Les parents continueront à le nourrir.

Lorsqu’un oisillon est blessé, ou si ses parents ne se sont pas occupés de lui pendant au moins une heure, il vaut alors mieux l’amener au centre de soins le plus proche. La Station ornithologique communique volontiers les adresses utiles.

Que faire ?
Les oiseaux blessés ou malades et les oisillons de toute évidence abandonnés doivent être pris en charge par des spécialistes ! La Station ornithologique suisse a son propre centre de soins, joignable au 041 462 97 00 et accessible sans préavis les Lu-Ve de 8h à 12h et de 13h30 à 17h. Un service d’urgence est organisé le week-end et les jours fériés.

Vogelwarte Sempach

Centre de soin VD

Photo: Ce jeune rougegorge familier n’est pas encore indépendant et même hors du nid, ses parents continuent à s’occuper de lui.
photo © Markus Varesvuo

Un projet paneuropéen de sciences participatives étudiant la migration du papillon Vulcain

vulcain2gd1Avec ses ailes noires garnies de bandes rouges et de taches blanches, le Vulcain est très caractéristique et ne peut être confondu avec d’autres papillons diurnes. Ce papillon migrateur colonise l’Europe centrale et l’Europe du Nord chaque année depuis le sud. En automne, c’est la génération alors engendrée par ces arrivées printanières qui migre en direction du sud.

Le groupe de recherche «Migration et Écologie des Insectes» à l’Université de Berne a lancé un projet visant à mieux comprendre les mouvements et l’occurrence du Vulcain à l’échelle continentale, à l’aide de la science participative. Le projet unit maintenant l’effort exceptionnel de milliers de naturalistes au travers de l’Europe.

En Suisse, la collaboration est établie à travers le Centre Suisse de Cartographie de la Faune, qui aussi vérifie et stocke les observations de papillons signalées sur ornitho.ch - Plus d’informations sur le projet ici

Chaque observation est précieuse! Merci d’avance d’y participer!

Marco Thoma, Group de recherche « Migration et Écologie des Insectes », Université de Berne

Vulcain marqu

Atlas des mammifères de Suisse - un projet de sciences participatives

Vous voulez participer au recensement des hérissons de Suisse?

 Le premier Atlas des mammifères de Suisse est paru en 1995. Cet ouvrage de référence est depuis longtemps épuisé et n’est plus actuel dans plusieurs domaines. En effet, la distribution de nombreuses espèces a connu des changements importants et de nouvelles espèces ont été découvertes (méthodes génétiques, espèces difficiles à déterminer). À l’initiative de la Société suisse de biologie de la faune SGW-SSBF, un nouvel Atlas des mammifères de Suisse et du Lichtenstein a ainsi été mis en chantier. Participez-vous aussi !

Atlas nos voisins sauvages et Hérisson y es tu ?

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L'illusion du rougegorge

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LA MINUTE NATURE avec Julien Perrot, le rédacteur en chef de La Salamandre, vous donne rendez-vous avec un magicien, le rougegorge. En effet, vous croyez le voir toute l'année mais cet oiseau malicieux est un illusionniste hors pair! Et il a plus d'un autre tour dans son sac.

Allez-y visionner ce magnifique film...  L'illusion du rougegorge

La Salamandre et son site Web