26 mesures importantes et urgentes pour conserver et développer la biodiversité

ResizerImage659X470Biodiversité – pourquoi est-elle si importante pour nous tous ?

La biodiversité – la diversité biologique – désigne la variété des espèces, celle régnant au sein des espèces (diversité génétique) et la diversité des écosystèmes. La Suisse compte 235 types d‘habitats, 45‘000 espèces et 12‘000 variétés de plantes cultivées, dont certaines ne se trouvent que dans notre pays.

Voir le document entier ici : Plan d'action Biodiversité Suisse 
Source: BirdLife Suisse 

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Quelques jours suffisent pour atteindre l’Afrique

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Grâce aux géolocalisateurs, on en sait plus que jamais sur le cycle annuel du martinet à ventre blanc : ce sont les plus rapides pour effectuer leur migration, dont le site d’arrivée a également pu être déterminé.

Newsletter Station ornithologique suisse

Photo: un martinet à ventre blanc fraîchement équipé d’un géolocalisateur produit par la Station ornithologique suisse. Ce dernier permettra de tracer ses déplacements. photo © Station ornithologique suisse

 

 

Atlas des oiseaux nicheurs de Suisse 2013-2016

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À temps pour la rentrée scolaire, l’intégralité du contenu de l’atlas des oiseaux nicheurs de Suisse 2013-2016 est maintenant disponible sur le site internet de la Station ornithologique de Sempach. Tout ce qu’il faut savoir sur les quelque 400 espèces d’oiseaux dans notre pays, dont 210 nicheuses, est accessible online et en quatre langues. Pour les écolières et écoliers, voilà l’occasion d’en savoir plus sur les oiseaux indigènes.

Le communiqué se trouve sous ATLAS OISEAUX NICHEURS

 

 

Programme de conservation des oiseaux en Suisse

Début 2003, BirdLife Suisse et la Station ornithologique suisse, avec le soutien de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), lançaient le "Programme de conservation des oiseaux en Suisse". Ce programme a pour but la mise en oeuvre de mesures de conservation spécifiques pour 50 espèces dont la protection a été jugée prioritaire par les deux associations. Des projets ont déjà été initiés pour plus de 20 espèces.

Vous trouverez les détails sur le programme et les fiches/informations sur les 50 espèces prioritaires sous: www.conservation-oiseaux.ch

 

 

Le bonheur était dans le pré

Tarier des prs 05 002Ayant largement déserté les plaines en raison de la culture intensive des prairies, le Tarier des prés colonise aujourd'hui encore les prairies de fauche extensives des régions montagneuses. Le recul de l’espèce s’est produit surtout entre les années 1970 et 1990 jusqu’à une quasi-disparition du Plateau; un net recul est également observé dans les Alpes septentrionales et centrales. S'accordant à merveille dans l'infinie palette de couleurs de la prairie fleurie, le plastron orange encadré de moustaches blanches du Tarier des prés est plus difficile à repérer que la jolie strophe ventriloque qu'il lance depuis la tige d'une ombellifère.

Cet oiseau emblématique des prés extensifs qui se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées, niche au sol dans une touffe d'herbe. Mais la modernisation de l'agriculture est la principale cause de sa régression: dans bien des endroits, son milieu vital a été transformé en cultures intensives. Dans le passé, les prés n'étaient pas fauchés avant mi-juin, après l'envol des jeunes tariers. Aujourd'hui, la fenaison a souvent déjà lieu en mai, et beaucoup de nids, construits au sol, sont alors détruits. Pour celui qui devine le drame qui guette sa nichée, son chant joyeux, une succession de gazouillis brefs, s'assimile plutôt à un appel à l'aide.

Mieux vaut faucher tard que tôt

Sources : Programme de conservation des oiseaux en Suisse; Station ornithologique suisse, ASPO/BirdLife Suisse et l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Le bonheur était dans le pré ; Film de T. Wütherich, Salamandre films

Un phénix qui renaît de ses cendres

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Lors de l’été caniculaire de 2003, la forêt au-dessus de Loèche, en Valais, a brûlé. Depuis cet incendie catastrophique, la nature a repris ses droits sur la surface dévastée et offre un habitat unique à de nombreuses espèces animales et végétales menacées, comme le montre une récente étude de la Station ornithologique de Sempach et de l’Université de Berne.

Lire la suite:  communiqué de presse de la Station ornithologique suisse à Sempach

Photo de Mathias Schäf

 

 

A la santé de l’alouette lulu

200901 MM Wallis Heidelerche RMartinLe vignoble valaisan est un habitat important pour différentes espèces d’oiseaux devenues rares. Les formes intensives d’exploitation ont cependant privé ces espèces de ressources essentielles. La Station ornithologique s'engage pour que l’alouette lulu et le bruant zizi s'épanouissent à nouveau dans les vignes.

Sempach 01.09.2020. – Les versants exposés au sud et baignés de soleil font du Valais une région viticole idéale. De tels vignobles constituent également l’habitat de nombreuses espèces d’oiseaux, dont l’alouette lulu ou le bruant zizi. Ces deux espèces sont adaptées à vivre dans les régions chaudes et sèches. L’alouette lulu apprécie que le sol soit partiellement enherbé entre les rangs de vigne, car elle y trouve une offre en insectes riche et facilement accessible. Le bruant zizi, quant à lui, a besoin dans son territoire de buissons et d’arbres qu’il utilise autant comme perchoirs pour le chant que pour la nidification. Photo: Ralph Martin

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Oiseau de l’année 2020 : la Pie-grièche écorcheur

Donini ResizerImage524X374Communiqué de presse de BirdLife Suisse du 30 janvier 2020

La pie-grièche écorcheur, élu oiseau de l'année 2020 par BirdLife Suisse, a besoin de buissons épineux pour nicher et de prairies maigres abritant beaucoup d’insectes pour se nourrir. Afin d’assurer le maintien d’une population de pies-grièches écorcheur, ces éléments doivent être présents dans le paysage en quantité et en qualité suffisantes. La pie-grièche écorcheur est donc une bonne ambassadrice de l'infrastructure écologique et d'une agriculture respectueuse de la nature. En raison de l'utilisation très intensive des terres agricoles, les populations de pie-grièche écorcheur en Suisse ont diminué de moitié au cours des 30 dernières années. Photo: Patrick Donini

En ce moment, la pie-grièche écorcheur est dans les savanes de l'Afrique de l'Est et du Sud où elle profite de l’abondance d'insectes. Mais elle va bientôt se mettre en route pour la Suisse, où elle commencera à nicher dès la mi-mai – pour autant qu’elle trouve un habitat adapté.

Facilement reconnaissable à son bandeau noir, sa tête grise et son dos couleur rouille, la pie-grièche écorcheur était encore commune dans toute la Suisse jusqu’au début du 20ème siècle. Elle trouvait partout des haies comprenant des buissons épineux ou des rosiers sauvages et des prairies abritant une variété d'insectes tels que criquets, grillons ou papillons, ainsi que des petits rongeurs, des lézards et de jeunes oiseaux. Comme les insectes sont peu actifs par temps de pluie, la pie-grièche écorcheur a développé un comportement intéressant : elle se constitue des réserves en empalant ses proies sur les épines des buissons. C’est également dans les buissons épineux qu’elle niche, car ils offrent une protection idéale contre les prédateurs. Le mâle propose différents sites à la femelle qui choisit le lieu définitif de nidification. Une fois le nid construit, elle y pond 3 à 7 œufs qui éclosent après 13 à 16 jours. Les jeunes prennent leur envol après environ 15 jours et restent aux côtés des adultes durant les trois semaines qui suivent. Dès le mois d’août, les pies-grièches écorcheur entreprennent déjà leur voyage vers l'Afrique.

Une situation alarmante
Autrefois largement répandue, la pie-grièche écorcheur n’ai désormais plus présente que dans des sites exploités peu intensivement, notamment dans le Jura et les régions alpines supérieures.

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Mettons fin aux électrocutions de Hiboux grands-ducs!

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Assainir tous les pylônes électriques qui déciment les rapaces

Le paysage suisse est criblé de lignes électriques à moyenne tension qui présentent des structures mortellement dangereuses pour des myriades d’oiseaux. Les principales victimes sont les grands rapaces, en particulier le hibou grand-duc.

Le hibou grand-duc est rare en Valais où moins d’une dizaine de couples se reproduisent. La population valaisanne ne survit que grâce à une immigration massive en provenance des pays voisins, notamment d’Italie et de France.

Des recherches menées par l’Université de Berne au moyen de balises satellitaires ont démontré que l’électrocution sur les pylônes dangereux des lignes à moyenne tension est la cause de mortalité numéro 1 pour les grands-ducs valaisans.

Le Valais compte plus de 1750 pylônes électriques dont les structures présentent un risque mortel pour les oiseaux. Leur assainissement peut être facilement mis en œuvre, soit par pose de gaines isolantes soit via l’enterrement des lignes problématiques.

Encore un rare hibou grand-duc tué par un pylône électrique

Hibou grand-duc électrocuté. Photos de Raphaël Arlettaz.

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Tous les oiseaux de Suisse en ligne

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À temps pour la rentrée scolaire, l’intégralité du contenu de l’atlas des oiseaux nicheurs de Suisse 2013-2016 est maintenant disponible sur le site internet de la Station ornithologique de Sempach. Tout ce qu’il faut savoir sur les quelque 400 espèces d’oiseaux dans notre pays, dont 210 nicheuses, est accessible online et en quatre langues. Pour les écolières et écoliers, voilà l’occasion d’en savoir plus sur les oiseaux indigènes.

Tous les 20 ans, avec la collaboration de plus de 2000 bénévoles, la Station ornithologique suisse dresse un bilan aussi précis que possible de la répartition et des effectifs des oiseaux nicheurs indigènes. Les résultats de l’enquête 2013-2016 sont présentés dans le nouvel atlas des oiseaux nicheurs. Grâce à une méthodologie similaire à celle de l’atlas 1993-1996 et à l’aide d’outils d’analyses perfectionnés, les changements observés ont pu être représentés de manière quantitative sous la forme de cartes d’évolution de la densité et de la répartition.

Celles-ci montrent les changements parfois dramatiques constatés au cours d’un laps de temps relativement réduit. Un déclin particulièrement marqué est ainsi mis en évidence pour les oiseaux des milieux agricoles, alors que les espèces généralistes ont pu progresser. Les principaux résultats de l’atlas des oiseaux nicheurs sont présentés dans cette édition spéciale du rapport annuel Etat de l'avifaune en Suisse.

Knaus, P., S. Antoniazza, S. Wechsler, J. Guélat, M. Kéry, N. Strebel & T. Sattler (2018): Atlas des oiseaux nicheurs de Suisse 2013–2016. Distribution et évolution des effectifs des oiseaux en Suisse et au Liechtenstein. Station ornithologique suisse, Sempach. 648 pp.

En ligne
La base de données « Les oiseaux de Suisse » mise à jour et remodelée.
Et puis l’ensemble du contenu de l’Atlas des oiseaux nicheurs de Suisse 2013-2016.

 

Nouvelle Liste rouge des oiseaux nicheurs d’Europe montre la responsabilité de la Suisse

Des 200 espèces d’oiseaux nicheurs en Suisse, plus de la moitié sont potentiellement ou effectivement en danger. Comme le montre la nouvelle Liste des oiseaux nicheurs d’Europe, 14 espèces nicheuses en Suisse sont menacées au niveau européen. L’ASPO/BirdLife Suisse et la Station ornithologique suisse, qui a livré les données helvétiques pour la liste rouge européenne, souhaitent renforcer leurs actions pour venir en aide aux espèces comme le vanneau huppé et à d’autres espèces menacées au niveau européen.

Communiqué de l’ASPO/BirdLife Suisse et de la Station ornithologique Suisse du 3 juin 2015

Pour plus d'informations voir... www.birdlife.ch