Projet de plantation des arbres fruitiers à haute tige

Patrimoine culturel et hauts lieux de biodiversité

10 2De Marie Zufferey, Blignou/Ayent Etudiante en Biologie-Ethnologie (UNINE)

Les vergers haute-tige ont longtemps fait partie de l’agriculture traditionnelle. En raison des nombreux changements qu’a connus ce secteur depuis le 20ème siècle, le nombre d’arbres fruitiers haute-tige a chuté de 15 millions en 1905 à 2.9 millions en 2001 et le déclin ne s’est pas arrêté depuis.

Au-delà de leur présence dans le milieu de la production fruitière, de leur contribution à la beauté du paysage et de leur valeur écologique, ils constituent un milieu de vie très particulier: le bois mort de vieux arbres est un abri pour de nombreux insectes alors que divers oiseaux peuvent y trouver refuge.

Ainsi, le Patrimoine fruitier de Suisse romande de B. Vauthier (Editions La Bibliothèque des Arts et Rétropomme, 2011, voir ci-dessous.) rattachait à la commune d’Ayent près de quinze variétés de poires, dix variétés de pommes et presque une demi-dizaine de prunes. Sélectionnés par nos ancêtres, ces arbres ont souvent traversé les âges et s’inscrivent dans une temporalité qui nous dépasse. Les préserver et renouveler cet héritage: voilà à quoi contribuerait ce projet.

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Photo: Verger à haute tige à Ayent